Loading...
 

Projet de normalisation et de professionnalisation des interprètes en milieu communautaire

Aperçu :

Le comité d'interprétation de l'AILIA travaille présentement à un projet national de normalisation et de professionnalisation des interprètes en milieu communautaire qui œuvrent au sein de services médicaux, juridiques et sociaux. Le projet a trait aux normes au chapitre de leur formation et de leur reconnaissance.

Il existe de nombreuses similitudes entre l'industrie de l'interprétation et les Teachers of English as a Second Language (enseignants d’anglais langue seconde (TESL)), de sorte que l’approche fondée sur le programme des TESL sera appliquée, avec les adaptations nécessaires pour répondre aux exigences de l'industrie de l'interprétation.

La présente ÉBAUCHE a été rédigée en concertation avec des universités et des professionnels du domaine de l’interprétation. Plan préliminaire visant l'implantation du modèle de TESL Ontario-Canada dans l'industrie de l'interprétation en milieu social (PDF, 384 Ko)

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur le projet national de normalisation et de professionnalisation des interprètes en milieu communautaire :

RÔLE DE L’AILIA

Q. Quel rôle l’AILIA joue-t-elle dans cette initiative?

L’AILIA appuie l’industrie de la langue au Canada et s’efforce de contribuer à la résolution de problèmes à l’échelle nationale, notamment en ce qui concerne les défis que le secteur de l’interprétation en milieu social doit affronter. L’AILIA favorise et soutient la professionnalisation de l’interprétation en milieu social depuis plusieurs années et a joué un rôle clé dans la création du Guide des normes nationales destiné aux services d’interprétation en milieu social (GNNSIMS) (télécharger le Guide en format PDF, 529 Ko) ainsi que dans sa promotion et dans l’importance accordée à la reconnaissance professionnelle.

Q. Pourquoi cette initiative est-elle une priorité pour l’AILIA?

L’AILIA est fière de favoriser et d’appuyer la société multiculturelle du Canada en s’assurant que tous les Canadiens, y compris les personnes dont la maîtrise de l’anglais ou du français (ou des deux langues) est limitée, ont un accès égal aux services et sont en mesure de comprendre la nature de ces services. Les questions de responsabilité prennent de plus en plus d’importance en ce qui a trait au fait de ne pas offrir des services professionnels et adéquats d’interprétation en milieu social. L’AILIA considère également comme un enjeu prioritaire la tendance à exiger un niveau de compétence accru pour les services d’interprétation, tout en exerçant une pression à la baisse sur les prix. L’adoption de normes permettra d’établir certaines exigences en matière de ressources humaines qui amélioreront les conditions de travail des interprètes professionnels et les inciteront davantage à continuer de pratiquer cette profession.

Q. Quel a été le rôle du comité d'interprétation de l’AILIA dans cette initiative?

Le comité d’interprétation de l’AILIA a demandé l’opinion de ses membres, qui comprennent les dirigeants d’autres associations de l’industrie de la langue (fournisseurs de services d’interprétation FSI, Critical Link International, un membre du conseil d’administration du Healthcare Interpretation Network et des représentants du milieu universitaire). L’AILIA prévoit également organiser des tables rondes ouvertes à tous les intervenants à l’échelle nationale aux fins de consultation.

Q. Quels sont les objectifs de l’AILIA relativement à l’interprétation en milieu social?

L’AILIA est déterminée à permettre la collaboration à l’échelle nationale afin d’atteindre l’objectif commun de professionnalisation de l’interprétation en milieu social, ce qui comprend l’adoption de normes, la formation et la reconnaissance professionnelle.

COLLABORATION

Q. De quelle façon l’AILIA coordonnera-t-elle l’engagement et la consultation à l’échelle nationale?

Les intervenants de l’industrie auront quelques occasions de donner leur opinion en personne ainsi que sous forme de téléconférence ou de webinaire.

Q. Les organismes sans but lucratif peuvent-ils donner leur opinion?

Oui. Les tables rondes seront ouvertes aux intervenants, peu importe s’ils travaillent au sein d’organismes à but lucratif ou sans but lucratif. Bien que la participation aux comités de l’AILIA soit réservée aux membres de l’AILIA, les consultations auront lieu dans le cadre des tables rondes, où nous ferons tous les efforts possibles pour faire participer tous les intervenants et avoir des représentants de tous les secteurs (universités, FSI à but lucratif, FSI sans but lucratif, organisations gouvernementales, associations professionnelles et acheteurs.)

Q. Qui détient un droit de vote à l’AILIA?

L’AILIA réserve le droit de vote aux entreprises de l’industrie de la langue qui exercent leurs activités dans le secteur privé. Cependant, afin d’engager tous les intervenants, l’AILIA a créé les catégories « Associé » et « Partenaire », ce qui permet aux membres d’organismes sans but lucratif de participer aux réunions des comités.

QUESTIONS SUR LE PLAN PRÉLIMINAIRE

Q. À quel moment l’AILIA a-t-elle commencé à élaborer ce plan?

L’atteinte des objectifs du plan préliminaire est une priorité du comité d’interprétation depuis sa création (2009). Ce plan découle d’un travail effectué précédemment par les membres du comité au sein d’autres comités, comme les tables rondes de l’Association canadienne des compagnies de traduction et d'interprétation (ACCTI) (2004-2005), le comité d’élaboration de programmes (2005-2006), les comités du Healthcare Interpretation Network (2004-2010), etc.

Q. Quel processus de consultation a mené à l’élaboration de l’ébauche du plan préliminaire?

L’élaboration du plan préliminaire est le fruit du travail du comité d’interprétation combiné à des années de participation aux différentes initiatives entreprises par divers intervenants. Le processus de consultation a commencé en 2004 et a pris la forme de discussions menées pendant diverses réunions de comités, auxquelles les membres de l’AILIA ont participé activement. Tout dernièrement, les consultations ont été organisées de concert avec plusieurs collèges offrant une formation en interprétation.

Q. De quelle façon l’ébauche du plan préliminaire sera-t-elle utilisée?

Le plan préliminaire constitue la première étape vers un nouveau processus de consultation qui sera organisé prochainement par l’AILIA.

Q. Peut-on modifier le test d’anglais pour le rendre plus difficile?

Le plan préliminaire est ouvert à l’examen et pourra certainement être modifié au besoin.

Q. Existe-t-il une liste des organismes communautaires qui offrent actuellement de la formation?

La liste actuelle est ici. La majorité des établissements se trouvent en Ontario, et l’AILIA fait appel aux intervenants de l’industrie pour rendre la liste la plus exhaustive possible.

VISION DE L’AGRÉMENT

Q. Pourquoi les ordres professionnels ne sont-ils pas considérés comme une solution idéale?

Les exigences de certification ne correspondent pas à ce qui est actuellement réalisable dans le secteur de l’interprétation en milieu social. Bien qu’il existe des similitudes entre les interprètes en milieu social, les interprètes de conférence, les traducteurs, les réviseurs et les terminologues, leurs différences doivent également être reconnues et respectées.

Q. De quelle façon ce système de reconnaissance professionnelle fonctionnera-t-il concernant les titres réservés aux interprètes?

Le plan prévoit un cadre structuré auquel les ordres professionnels peuvent se fier afin d’octroyer des titres réservés aux interprètes qui obtiennent un niveau élevé de reconnaissance professionnelle. Le vaste écart constaté entre les divers niveaux de compétence des interprètes qui exercent actuellement cette profession constitue la base selon laquelle nous encourageons une professionnalisation accrue.

Q. L’AILIA souhaite-t-elle réglementer les interprètes?

Non. L’AILIA a pris l’initiative d’ébaucher une solide base à partir de laquelle nous pouvons élaborer un cadre viable en vue de reconnaître la profession de manière satisfaisante pour l’ensemble des principaux intervenants. La réglementation ne fait pas partie du champ d’application de cette initiative.

Résultats du sondage

Survey results

Une enquête en ligne fut effectuée en avril auprès des acteurs de l'industrie de la langue afin de recueillir leurs commentaires à propos de l'initiative. En voici les résultats.

1. Saviez-vous qu’il n’existe actuellement aucune méthode nationale pour évaluer les qualifications et compétences des interprètes dans le domaine juridique, le domaine médical, les services sociaux et d’autres contextes où le travail des interprètes en milieu social est nécessaire?


Français

Anglais

TOTAL
OUI
14
58.3 %
39
76.5 %
53
70.7 %
NON
10
41.7 %
12
23.5 %
22
29.3 %
Nombre de répondants
24
100 %
51
100 %
75
100 %

2. Voyez-vous l’avantage de permettre aux clients de choisir de manière objective le niveau de qualité de l’interprète engagé et, pour les interprètes, d’être payés selon leur niveau de compétence reconnu?


Français

Anglais

TOTAL
OUI
20
83.3 %
46
90.2 %
66
88 %
NON
4
16.7 %
5
9.8 %
9
12 %
Nombre de répondants
24
100 %
51
100 %
75
100 %


3. Croyez-vous que ce plan peut contribuer à offrir aux Canadiennes et Canadiens dont la maîtrise de l’anglais ou du français est limitée des services d’interprétation d’une qualité plus uniforme d’une région à l’autre et d’un fournisseur à l’autre?


Français

Anglais

TOTAL
OUI
18
75 %
39
76.5 %
57
76 %
NON
15
20.8 %
9
17.6 %
14
18.7 %
Nombre de répondants
23
95.8 %
48
94.1 %
71
94.7 %

4. Êtes-vous intéressé à contribuer à l’amélioration ou à l’implantation de ce plan?


Français

Anglais

TOTAL
OUI
15
62.5 %
36
70.6 %
51
68 %
NON
8
33.3 %
12
23.5 %
20
26.7 %
Nombre de répondants
23
95.8 %
48
94.1 %
71
94.7 %

Pour contacter l'AILIA au sujet du projet de normalisation et de professionnalisation des interprètes en milieu communautaire, envoyez un courriel ou suivez ce lien.